Prévention des troubles musculo-squelettiques au travail

Les troubles musculo-squelettiques (TMS) font partie des maladies professionnelles les plus courantes. On estime qu’ils touchent environ un travailleur sur dix chaque année. Les maux de dos représentent à eux seul plusieurs millions d’arrêts maladie et absences de travail. Pourtant, des mesures simples et des gestes du quotidien peuvent significativement venir améliorer les conditions de travail, la productivité et surtout la santé au travail.

Troubles musculo-squelettiques (TMS), qu’est-ce que c’est ?

Définition de l’expression troubles musculo-squelettiques (TMS)

Avant tout, il est indispensable de définir ce que sont les troubles musculo-squelettiques. Apparus suite à l’évolution de notre mode de vie et de notre manière de travailler, les troubles musculo-squelettiques désignent l’ensemble des lésions des muscles, des tendons et des os qui soutiennent votre corps. Ces pathologies sont principalement liées à un mode de vie sédentaire et une activité physique moins soutenue. Ces changements font que les muscles se relâchent et le système nerveux réagit moins vivement, ce qui rend le corps plus vulnérable aux gestes répétitifs ou à une posture de travail inadaptée. Lorsque ces maladies sont déclenchées dans le cadre du travail, elles peuvent alors être reconnues comme maladie professionnelle.

Troubles musculo-squelettiques, quels sont les symptômes ?

Les TMS peuvent se manifester sous la forme de différents symptômes pouvant inclure des douleurs, des raideurs ou des gonflements. Les signes les plus courants sont l’apparition de douleurs dans l’articulation touchée, une faiblesse musculaire et l’amplitude limitée des mouvements.

Généralement, ce sont les membres supérieurs qui vont être les plus touchés. On va ainsi pouvoir retrouver des douleurs à l’épaule, au poignet, à la main ou encore au coude. Des tensions à la nuque et au dos sous la forme d’un lumbago sont également possibles.

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Liste des TMS par région du corps :

  • Épaule : tendinite ou syndrome de la coiffe des rotateurs
  • Coude : épicondylite, épitrochléite
  • Main : tendinite
  • Poignet : « syndrome de la souris », canal carpien
  • Affections neurovasculaires : syndromes de Raynaud
  • Affections musculaires et discales : tension dans la nuque, lombalgies
  • Talon

TMS déterminer les causes pour réduire les risques

Troubles musculo-squelettiques, quelles sont les causes ?

Les troubles musculo-squelettiques peuvent être causés par un traumatisme, des activités professionnelles ou une accumulation de petites blessures au fil du temps. En fonction de l’âge de la personne et de son état de santé, les risques sont plus ou moins importants. Il va ainsi être primordial de veiller à ne pas sursolliciter les capacités de son corps et ponctuer l’effort par des phases de repos.

Un certain nombre de bonnes pratiques vont vous permettre de réduire le risque de développer des douleurs au dos, aux épaules ou encore aux cervicales. Pour être plus efficient, il va être primordial de détecter ce qui déclenche vos douleurs.

 

  • Mouvements : les TMS peuvent être causés par des facteurs biomécaniques comme des gestes répétés, la manutention de charge lourde ou encore une utilisation intensive d’un objet, comme une souris d’ordinateur par exemple.

  • Posture : que ce soit pour travailler debout ou assis, la posture va jouer un rôle considérable sur les articulations et les muscles. Une posture inclinée vers l’avant ou vers l’arrière va créer une tension au niveau de la colonne vertébrale et des cervicales. L’assise prolongée, en mobilisant faiblement les muscles va également multiplier les risques.

  • L’environnement de travail va également avoir un impact important sur le risque ou non de développer des troubles musculo-squelettiques. Le niveau d’éclairage de la pièce, tout comme la température sont des indicateurs à surveiller.

  • Enfin, il ne faut pas négliger toute la partie psychologique. Un haut niveau de stress, une insatisfaction sur les conditions de travail, tout comme un manque de reconnaissance, sont des facteurs qui vont venir démultiplier les risques.

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Les bonnes pratiques

Chaque personne peut réduire les risques en appliquant des gestes simples dans sa vie personnelle et professionnelle. Sur ce second pan, l’employeur est d’ailleurs tenu par le code du travail à mettre en place un ensemble de démarches pour prévenir et éviter les TMS au sein de l’entreprise. Voici quelques exemples permettant de maximiser la santé et la qualité de vie au travail :

 

> Identifier les risques et travailler à leur diminution :

l’écoute et l’observation par une personne externe sont deux moyens simples et facilement applicables pour déterminer d’éventuels risques professionnels. On va notamment pouvoir y détecter la manutention répétée de charges lourdes, des gestes répétitifs ou un environnement de travail inadapté (manque de luminosité, nuisances sonores, espace insuffisant…)

> Améliorer sa posture :

Pour les personnes travaillant sur un ordinateur, il va être primordial de soigner sa posture. Il existe de nombreux tutoriels et vidéos pour améliorer sa posture de travail. Cela passe notamment par le fait de poser ses pieds bien à plat au sol sans croiser les jambes. Vous allez pouvoir positionner le haut de votre corps bien droit dans la chaise de bureau ou avec une très légère inclinaison vers l’avant. Enfin, veillez à respecter un écart suffisant entre votre écran d’ordinateur et vos yeux.

> Poste de travail ergonomique :

Disposer d’un poste de travail ergonomique qui va s’adapter à la personne, et non pas l’inverse. La notion d’ergonomie correspond à l’adaptation des objets à l’utilisateur. Cela passe notamment par les différents réglages permis par une chaise de bureau ergonomique, par l’utilisation d’un bras d’écran articulé pour ajuster l’inclinaison et la hauteur de l’écran sur lequel vous travaillez ou par l’utilisation d’un bureau réglable en hauteur.

> L’importance des pauses :

Selon le droit du travail, il est obligatoire de proposer à chaque salarié une pause de 20 minutes toutes les 6 heures de travail. En réalité, il est conseillé de faire des pauses beaucoup plus régulièrement, ne serait-ce que quelques minutes toutes les heures. Cela va avoir un impact positif sur vos yeux, sur votre corps en vous permettant de changer de position et de faire travailler vos muscles. C’est également un bon moyen pour reposer son cerveau et revenir plus productif !

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> Alterner les positions de travail :

Rester assis tout au long de la journée est néfaste pour votre santé. Bien que confortablement installé dans votre chaise de bureau, votre corps, entièrement soutenu est inactif. Alterner les positions de travail est alors indispensable pour rester dynamique tout au long de la journée et faire travailler muscles et articulations. Il existe différents moyens pour alterner les positions, cela peut passer par le fait de passer ses appels debout ou par le fait d’adopter un bureau assis debout. Ce type de bureau ergonomique va favoriser l’alternance des postures en vous permettant de travailler assis, assis-debout ou debout.

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